Halte aux ronflements : comment retrouver des nuits silencieuses

 

RonflementsSigne de bonne santé pour certains, comportement gênant pour d’autres, le ronflement nocturne n’a jamais cessé d’alimenter l’actualité médicale depuis longtemps. S’il s’inscrit, dans l’écrasante majorité des cas, dans la case des troubles bénins sans conséquences fâcheuses pour la santé du ronfleur, la gêne qu’il occasionne pour son entourage peut vite s’avérer handicapante. Dans les cas extrêmes, le niveau sonore d’un ronflement peut aisément imiter le vacarme que provoquerait le passage d’un camion et avoisiner les 95 décibels… Un pourcentage non négligeable d’insomnies chroniques sont ainsi causées par un conjoint ronfleur. Bien que les solutions pullulent un peu partout sur la Webosphère, beaucoup restent fantaisistes, voire potentiellement dangereuses. Décryptage…

Trouble congénital ou « maladie » acquise ?

Le ronfleur moyen est un homme quarantenaire sujet à un embonpoint au moins modéré. C’est en tout cas ce qui ressort de l’étude menée par l’American Academy of Dental Sleep Medicine. Si des causes anatomiques congénitales ont été avancées (voile du palais épais, amygdales conséquentes, cloison nasale déviée ou luette allongée), plusieurs facteurs aggravants ont été identifiés, et concourent même à l’apparition de complications plus graves, à l’image du fameux Syndrome d’Apnées Obstructives du Sommeil (SAOS). Ainsi, le tabagisme, l’alcool, la mauvaise alimentation et la consommation excessive de somnifères devront être reconsidérés en amont d’un quelconque traitement curatif. Le ronflement deviendra un symptôme inquiétant dès lors que les épisodes d’interruption ou de réduction de la ventilation se verront multipliés, causant ainsi une somnolence excessive dans la journée et une hypovigilance préjudiciable sur la route.

Ronfler n’est pas une fatalité

Traiter efficacement la ronchopathie revient à s’attaquer aux causes directes de celle-ci, telles qu’elles seront identifiées par un spécialiste ORL. Un vaporisateur nasal tel que Physioronf, des Trois Chênes ou Doucenuit, suffira le plus souvent à vaincre les ronflements causés par une congestion nasale chronique. La bandelette nasale (Nasal Strip) est une alternative high-tech qui a l’avantage d’épargner au ronfleur les effets secondaires des corticostéroïdes. Les obstructions nasales d’origine allergique exigeront cependant l’élimination de l’agent allergène de l’environnement du ronfleur, voire l’administration d’antihistaminiques. D’autres interventions, comme le port d’une prothèse dentaire, d’un appareil CPAP et d’implants palatins ont fait leurs preuves, mais pèchent par l’inconfort chronique qu’ils peuvent causer. Enfin, vous pouvez essayer une bague anti-ronflements.

Les traitements chirurgicaux ne sauront être envisagés que dans les cas d’apnées répétées et handicapantes. L’ablation d’une partie du palais, de la luette, des polypes nasaux voire des amygdales affiche une efficacité de 66%. La chirurgie par laser est à proscrire, tant ses effets restent aléatoires.